L’accessibilité PMR sur la voirie

L’accueil dans les lieux publics des personnes à mobilité réduite (PMR) handicapées demande quelques exigences que ce soit au niveau des cheminements, de l’accessibilité à un bâtiment ou bien l’accès à un espace public.

L’accessibilité à la voirie n’est pas à négliger car selon le vieillissement de la population, le nombre de personnes âgées de plus de 75 ans aura doublé d’ici 2050. C’est pourquoi, des aménagements sont à mettre en place pour faciliter la libre circulation de tous.

Dans cet article, nous allons nous consacrer principalement à l’accessibilité PMR sur la voirie. Régie par plusieurs normes, elle nécessite des aménagements qu’il est important de mettre en place pour le bien de tous. Ces obligations ont été administrées pour que les personnes handicapées ou à mobilité réduite puissent circuler librement sur un terrain, un trottoir ou encore une voie.

L’accessibilité pour tous ? Une obligation depuis plus de 45 ans

L’accessibilité pour tous à la voirie est une obligation depuis quelques années. Plusieurs textes de loi ont été écrits pour réglementer les accès aux personnes à mobilité réduite. L’objectif de cette réglementation est que les personnes handicapées ou à mobilité réduite puissent se déplacer facilement et librement sur tous les axes de la ville.

Les différentes dispositions légales :

  • Loi n°91-663 du 13 juillet 1991 : Les voiries publiques et privées ouvertes à la circulation publique doivent être aménagées
  • Loi n°2005-102 du 11 février 2005 : Obligation de prendre en compte toutes les formes de handicap (auditif, mental, physique, visuel, cognitif, psychique, polyhandicap …) et de concevoir une accessibilité au sens large

De plus, depuis le 1er juillet 2007, tous les travaux effectués sur la voirie doivent respecter une certaine réglementation. Ce sont les cheminements, les stationnements, les feux de signalisation, les postes d’appel d’urgence et les emplacements des véhicules collectifs qui sont concernés.

Ces obligations s’appliquent lorsqu’une agglomération réalise une nouvelle voie, lorsqu’elle aménage des espaces publics, lors de travaux de modification de la structure de la voie sont en cours ou lorsque des projets de réaménagement des voies et des espaces publics voient le jour.

Les aménagements à mettre en place pour l’accessibilité PMR :

Les places de stationnement réservées

Depuis le 1er août 2006, la présence de places de stationnement PMR est obligatoire sur tous les parkings. Les emplacements réservés pour les personnes à mobilité réduite doivent représenter 2% de la totalité du parking.

Cette place dédiée est soumise à différentes obligations. En effet, elle doit posséder une largeur de minimum 3,30 mètres et une pente inférieure à 2% pour permettre aux personnes en fauteuil roulant de circuler librement et facilement autour de leur véhicule. De plus, ces emplacements doivent être signalés grâce à un pictogramme universel reconnaissable de tous.

Et si le stationnement est payant dans une zone ? Alors il est nécessaire d’adapter le parcmètre et l’horodateur pour qu’ils soient lisibles assis comme debout.

Concernant les emplacements d’arrêt de véhicule de transport collectif, ils sont situés à des endroits stratégiques. Ces emplacements sont, en effet, accessibles par un cheminement piéton libre et sont conçus pour s’adapter aux matériels roulants.

L’aménagement des trottoirs

L’aménagement des trottoirs n’est pas à négliger non plus ! Toutes les rues et les routes de la ville doivent posséder un trottoir praticable pour les personnes à mobilité réduite.

Tout d’abord, il faut que les trottoirs de la ville soient suffisamment bas pour que les personnes en fauteuil roulant puissent circuler librement dessus. Les bordures doivent, en effet, être accessibles aux endroits les plus stratégiques. De plus, ils doivent être larges de 1,50 mètre minimum afin que deux personnes puissent se croiser ou bien qu’une personne en fauteuil roulant électrique puisse faire un tour complet sur elle-même.

Enfin, les trottoirs doivent être praticables et donc démunis de tous les obstacles. Il faut éviter au maximum les poteaux, les trous, les creux, les fentes … Cela peut représenter un danger pour les personnes malvoyantes ou aveugles ou même un obstacle important pour les personnes en fauteuil roulant. Il faut porter une attention particulière aux plaques d’égout qui sont très souvent qualifiées d’obstacles par ces personnes..

Les pentes, quant à elles, permettent aux PMR de franchir une dénivellation en toute sécurité. Cependant, si la pente dépasse 4%, il vous sera obligatoire d’y aménager un palier de repos en haut et en bas.

Les bandes d’aide à l’orientation et les dalles podotactiles

Si le trottoir ne possède aucune ligne de conduite naturelle, alors il faut mettre en place une ligne de guidage grâce à des bandes d’aide à l’orientation. Elles permettront, en effet, aux personnes aveugles et malvoyantes de s’orienter sur le chemin.

Toutes ces bandes de guidage doivent être placées dans le sens de la marche. Il est important qu’elles soient rectilignes !

Les bandes d’éveil à la vigilance sont, également, très importantes. Présentes sur la voirie et les escaliers, elles permettent d’attirer l’attention sur la présence d’un danger. Que ce soit sur un bord de quai ou à l’approche d’un escalier, les dalles podotactiles (ou clous podotactiles) sont nécessaires sur toute la largeur.

Pour en savoir plus, consultez nos articles de blog sur le sujet :

Les revêtements

Pour faciliter le cheminement des personnes à mobilité réduite, il est essentiel que les sols soient stables et non glissants. Si ce n’est pas le cas, alors le déplacement en fauteuil roulant sera difficile.

La solution ? Les revêtements antidérapants! Ils permettent aux sols d’être non glissants. Ils permettront, aussi, de maintenir une adhérence particulière au niveau des chaussures, des roues, des cannes et des béquilles. Et cela même si le sol est mouillé.

La sécurité des piétons déficients

Les carrefours sont dits “complexes” dès lors que plus de deux rues se croisent ou qu’une voie cyclable ou de transports en commun est présente.

Depuis quelques années, ces carrefours dangereux s’équipent de signalisation lumineuse et sonores. Pour les personnes aveugles et malvoyantes, les carrefours sont des épreuves, c’est pourquoi il est important de les équiper afin de les aider au maximum.

Mais ces installations ne sont pas une mince affaire ! Il faut, en effet, penser à tous les bruits qui pourraient se confondre les uns avec les autres. C’est pourquoi, il est essentiel de créer des couloirs sonores ou de penser à installer ces signaux sonores en complément des signaux clignotants.

En bref, l’accessibilité pour tous est une priorité depuis quelques années mais aussi une question de bon sens ! Il est en effet important d’aménager la voirie afin que toutes les personnes puissent circuler librement et facilement dans toutes les agglomérations.

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